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Newsletter nO 26
Février 2007

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EDITORIAL - Confucius et l'évolution de l'Economie
LE REGARD DE L'EXPERT - La jeune fille de l'eau... le besoin d'espoir dans l'entreprise
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 "Le rôles en équipe"


LE REGARD DE L'EXPERT - La jeune fille de l'eau... le besoin d'espoir dans l'entreprise

de Eugenio de Andrés et José María Díez, Tatum Consulting Group

Le dernier film du réalisateur indien M Night Shyamalan (qui a aussi mis en scène Sixième Sens et Signes), La jeune fille de l’eau, raconte une histoire mêlant magie et réel, espoirs et réalités du quotidien, un ensemble de contradictions auxquelles les sociétés d’aujourd’hui doivent aussi faire face pour garder et motiver leurs employés talentueux et obtenir ainsi les meilleurs résultats.

La jeune fille de l’eau est l'adaptation cinématographique d'un conte que Shyamalan imagina pour ses propres enfants. Dans cette histoire, il raconte qu’autrefois les nymphes vivaient aux côtés des hommes, leur prodiguant des conseils, et vivant en parfaite harmonie. Mais avec le temps, les hommes ont changé, et emporté par le cours de leur propre vie, ils ont oublié comment écouter.

D’une main de maître, Shyamalan adapte ce conte à la réalité d’aujourd’hui : une nymphe, venue d’un monde aquatique, confie aux habitants d’un petit immeuble résidentiel un secret qui pourrait changer l’humanité. Je ne veux pas en dire plus sur l’intrigue afin de pas gâcher le plaisir de spectateurs potentiels, mais le thème que l’on vient d’évoquer permet d’introduire l’un des défis les plus importants auxquels les entreprises sont aujourd’hui confrontées: la motivation des employés en vue d’obtenir les meilleurs résultats.

Dans son film, Shyamalan met en évidence le fait que, dans le monde actuel, magie et réalité peuvent coexister. On peut faire le rapprochement avec les difficultés parfois rencontrées par les dirigeants lorsqu’ils doivent tenir compte dans la gestion de leurs équipes à la fois du plan ‘émotionnel’ et du plan professionnel.

De récentes études montrent que le salaire n’est pas le facteur déterminant dans la décision d’un employé de démissionner de son poste et de changer de société. Les gens prennent de plus en plus en considération d’autres raisons, à la fois qualitatives et subjectives, quand ils évaluent des postes possibles. En réponse à cela, les sociétés mettent en place des programmes qui visent à trouver un meilleur équilibre entre les vies personnelles et professionnelles des salariés, et à améliorer la culture de la société en adoptant une série de principes et de valeurs, comme par exemple des politiques de responsabilité sociale, etc.

Ces mesures, certes intéressantes, ne représentent que la partie visible de l’iceberg. Les dirigeants doivent pouvoir transposer ces idées au quotidien et créer un sentiment d’‘espoir’ qui motive leurs propres équipes, en leur permettant de se sentir plus proches de leur travail, de leurs projets, de leur société.

L’optimisation des talents est une étape nécessaire pour obtenir de bons résultats, mais cela ne suffit pas. Le vrai secret réside dans la capacité à créer l’espoir’ dont jaillit l’étincelle. C’est cet espoir qui encourage les gens à en faire plus, et qui fait toute la différence. Pour y arriver, il n’est pas nécessaire que les gens travaillent plus longtemps – cette approche est obsolète. On a plutôt besoin de leur créativité et de leur participation ; la valeur ajoutée ne s’obtient que lorsque les gens sont épanouis dans leur travail.

Dans le film de Shyamalan, la nymphe apporte l’espoir, ou plutôt, la nymphe est le catalyseur qui réveille l’espoir chez le protagoniste. Elle propose une opportunité de changement, qui correspond parfaitement aux besoins personnels de Cleveland, et qui stimule la vision qui lui manque. Ceci, combiné avec son talent personnel, lui permet de réaliser un projet extraordinaire.

Les espoirs ont un trait commun: ils sont personnels. C’est à dire que chacun d’entre nous, selon sa situation personnelle, nourrit des espoirs différents. C’est pour cela que le team manager doit être capable de chercher, de comprendre et de générer les espoirs qui toucheront la corde sensible et répondront aux attentes propres de chaque personne : une opportunité d’affaires, un client difficile, un projet important, une responsabilité interne.... ceux-ci sont tous des ‘espoirs’ possibles, des ‘nymphes’ qui devraient pouvoir délivrer de la valeur ajoutée.

Résultats excellents = Talent + Espoir

Voilà la formule qui exprime l’essentiel: optimisez les talents dans vos équipes, essayez de trouver le poste idéal pour chaque personne et donnez-leur l’espoir qui motive. Avec de la créativité et la compréhension des besoins de chaque personne, vous obtiendrez de grands résultats.

Le 21ème siècle a apporté de nombreuses approches de gestion nouvelles, mais toutes partagent un élément commun: c’est par les personnes qu’une société atteint ses résultats ou fait faillite, qu’elle conçoit des produits qui font la différence, ou délivre un service médiocre à ses clients. Dans une ère définie par les personnes, l’art du management a été sans aucun doute transformé en l’art de générer des espoirs.

Auteur
Eugenio de Andrés est titulaire d’un diplôme en Ingénierie et gestion des systèmes d’information obtenu à l’ICAI-ICADE avec une spécialisation en Ingénierie Supérieure des Systèmes d’Information obtenue à l’université pontificale de Salamanca. Il a débuté sa carrière professionnelle chez Software AG comme développeur, analyste et chef de projet pour Correos, Cepsa, Bricohogar, Biblioteca Nacional, Aldeasa et Pilsa.

En 1995, il a créé et géré plusieurs sociétés de services sur Internet, parmi lesquelles : Publired, Netpoint et Magic Software laquelle, en 1997, a fusionné avec Tatum. A présent, Eugenio de Andrés est membre directeur de Tatum consulting Group.

Auteur
José María Díez, diplômé en Psychologie à l’Université Complutense de Madrid, est spécialisé en Formation, Droit du travail et Gestion de Ressources Humaines.
Il a débuté comme éducateur au centre Inem Martínez et, après une brève expérience comme documentariste sur Antena3, il a poursuivi son parcours professionnel comme freelance dans le secteur de la formation, en s’occupant de projets importants pour des sociétés telles que Renault et Iberophone.
Depuis 1997, José María Díez est l’un des dirigeants de Tatum Consulting Group.

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