Newsletter nO 27

Juillet 2007

EDITORIAL - La Nouvelle Vague Technologique: Software as a Service

Editorial de Alberto Gabbai
President de Cezanne Software


Il y a sept ans, Cezanne commençait à explorer le marché américain. Il ne nous a pas fallu longtemps pour réaliser que le marché allait vers les applications web : en d’autres termes, si votre application était encore client/server, vous étiez exclu de la partie. Et la technologie web n’était pas encore très stable à l’époque: il y avait des problèmes en termes de performance et de sécurité ; et pourtant, les utilisateurs refusaient catégoriquement de prendre en compte tout ce qui n’était pas sur cette plateforme. Le coût total de possession (TCO) et la possibilité d’accéder à l’application à distance ont joué un rôle clé dans cette tendance.

L’Europe était, en général, plus conservatrice et plus portée à s’intéresser aux fonctionalités plutôt qu’à une nouvelle technologie.

Cela semble la préhistoire aujourd’hui, mais c’était il y a seulement sept ans, au tournant de ce siècle. Et maintenant, nous assistons à un engouement pour une nouvelle plateforme : le Software as a Service (SaaS) commence à jouer un rôle important sur le marché américain, alors qu’en Europe on le voit encore comme un mode de déploiement réservé aux petites sociétés.

Bien qu’il ne représente encore qu’une portion réduite de l’ensemble du marché des progiciels, avec 2% seulement du marché des progiciels d’entreprise aux Etats Unis en 2005, IDC estime que ce chiffre s’établira à 5% en 2009. Mais l’estimation d’IDC est considérée par certains comme très conservatrice : une enquête menée par TripleTree prévoit que le SaaS représentera en 2009 environ 40% de l’ensemble du marché des progiciels.

Pourquoi la demande suit-elle cette direction? Il y a plusieurs facteurs d’explication, dont certains sont financiers, mais pas tous.

1. Le coût total de possession est plus bas, les sociétés ne devant acheter ou gérer ni le hardware ni le système d’exploitation pour utiliser une application SaaS.
2. Une redevance mensuelle, sans aucun investissement initial pour l’achat de la licence, est plus attractive pour des sociétés dont les budgets tendent à se réduire.
3. Le département IT joue un rôle de moindre importance, voire ne joue aucun rôle: cela permet au département RH de choisir plus facilement la meilleure solution indépendamment des contraintes ou des standards technologiques.
4. Le développment et le paramétrage, ainsi que les mises à jour futures, peuvent être réalisés sans impliquer ou presque l’utilisateur final.
5. Le design intuitif des applications SaaS réduit les exigences de formation pratiquement à zéro.

Mais alors pourquoi certaines sociétés s’engagent-elles agressivement sur la voie du SaaS (des entreprises américaines pour la plupart), et pourquoi d’autres (les entreprises européennes en général) ne le font pas?

L’une des raisons est la peur : peur de transférer la gestion d’une application à des tiers. De plus, comme c’était le cas pour les applications web il y a sept ans, la technologie n’est pas encore parfaite : bien qu’on n’en soit pas si loin, les installations et la formation à coût zéro restent encore un objectif à atteindre.

Confiants dans le fait que les avantages de cette nouvelle plateforme conduiront la demande à se tourner vers le SaaS, nous travaillons dur chez Cezanne dans cette direction, et notre base d’utilisateurs SaaS est en croissance rapide, aux côtés de notre communauté de clients in-house.