RETENIR LES TALENTS AVEC l’ECOLOGIE
Editorial par Alberto Gabbai, Président de Cezanne Software
Lors d’une baisse d’activité, il est primordial de trouver des moyens pour réaliser des économies. Il est également très important, à notre époque, d’adopter un comportement plus écologique en réduisant nos impacts négatifs sur l’environnement. La bonne nouvelle est que ces deux objectifs sont conciliables, au travers de différentes mesures permettant d’économiser en réduisant nos dépenses d’énergie, notre consommation de papier et notre production de déchets.
Même les plus petites actions peuvent impacter le résultat final. Des gestes évidents et insignifiants comme éteindre les lumières, les équipements non essentiels la nuit, le maintien du chauffage ou de la climatisation à un niveau raisonnable, ne nécessitent pas de vision stratégique ni de mettre en place un management éclairé, mais requièrent que le sens commun fasse partie de la culture d’entreprise.
Adopter un comportement écologique et, ce faisant, économiser de l’argent doit être réellement pris en considération notamment par la Direction des Ressources Humaines, car bien mené, ce processus permet de conduire à un environnement de travail plus sain et une plus grande satisfaction des collaborateurs.
En effet, de nombreuses personnes sont aujourd’hui très sensibles à tout ce qui concerne l’environnement ; un employeur qui définit et met en place des directives afin de soutenir l’environnement (tout en faisant des économies), sera probablement plus estimé par ses collaborateurs.
Même si cela n’est pas sa raison d’être principale, la fidélisation des collaborateurs peut être un résultat significatif d’une politique plus écologique.
Bien sûr, ceci n’est vrai que si ces politiques sont définies de bonne foi et appliquée de façon réfléchie. Je pense qu’il s’agit d’une règle universelle, les gens sont plus enclins à travailler pour une société dont les règles sont à la fois cohérentes et systématiquement appliquées, y compris par l’encadrement qui montre l’exemple en appliquant les directives. Il est également vrai que les individus préfèrent travailler dans des entreprises ayant de réelles valeurs éthiques, et de nos jours le respect de l’environnement est perçu comme une forte valeur éthique.
Un milieu de travail plus “vert” peut alléger l’impact de votre entreprise sur l’environnement, une meilleure rentabilité, un milieu de travail plus sain et des collaborateurs plus satisfais. Si vous travaillez à la Direction des Ressources Humaines, vous êtes en mesure d’agir : peut-être ne pouvez-vous pas lancer une révolution écologique mais vous pouvez identifier les différents moyens correspondant à votre organisation et suggérer des changements dans votre entreprise pouvant influencer positivement l’attitude de vos collaborateurs.
Fait intéressant, j’ai trouvé la confirmation de ces propos au cours de l’une de mes dernières lectures : « Hot, Flat and Crowded » écrit par Thomas Friedman, qui est un best–seller traitant principalement des changements climatiques, de la nécessité d’adopter un comportement écologique et des impacts économiques et sociaux de cette démarche. L’auteur indique notamment que la jeune génération est beaucoup plus consciente et plus sensible aux questions environnementales, et que les jeunes diplômés (la « génération Y ») sont plus attirés par des sociétés qui essayent au maximum de réduire leur impact environnemental. C’est pourquoi, l’engagement écologique n’est pas seulement un devoir moral, financier ou juridique ; il est aussi un moyen d’attirer, d’embaucher et de retenir les jeunes talents.
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